Le bout de la piste , le village , enfin . Je vous fait grâce des photos cartes postales de cases et autres et préfère vous montrer le sourire des enfants , la seule récompense qui n'a aucun prix, que l'on ne peut s'acheter
.
Nous arrivons alors que l'école vient de se terminer, certains enfants vont faire quelques kilomètres à pied à travers brousse pour rentrer chez eux. Pas de piste , pas de transport scolaire bien sur.
C'est chouette une école en plein air , surtout quand l'école est finie. Au Sénégal , la moyenne d'élèves par classe est d'environ 55 élèves, imaginez dans ces conditions comment un élève un peu moins doué envisage son avenir s'il doit redoubler un classe ? Il ne peut pas se permettre de redoubler, un seul essai , et après c'est la rue.
Le jour là le jeu c'était le saut en hauteur, un élastique tendu , les garçons contre les filles, trois manches et une bonne heure ou je me suis senti Africain, un peu, la puissance de ces rires, la joie, la simplicité , le bonheur.
Les filles ont gagné malgré la roublardise des garçons qui ont tout tenté...
Les enfants se sont regroupés pour la distribution des chaussures que nous avons trainé depuis la France. Lors de ce voyage nous avions 19 bagages et quelques 85 kilos en soute , et 18 kilos en cabine, pour deux c'est pas mal. Un grand merci à la compagnie aérienne belge de leur générosité envers nous.
Je me souviens encore aujourd'hui cette séance d'essayage, ces petits bouts de chous adorables et patients. Et un grand merci à toi Jacques .