Lundi 13 Mars 2006
Sur la famine au Sénégal.
Par Le Chat, Lundi 13 Mars 2006 à 18:28 GMT+2 dans En savoir plus ...
Question posée par un JSP d’Albestroff : Nos filleuls ont-ils assez à manger ?
Je dirais : oui mais… et laisserai un de nos filleuls expliquer le pourquoi du « mais » en publiant la lettre qu’ils nous a fait parvenir (voir photo ci-dessous).
Lettre reçue en décembre 2004
Yendane le 28/10/04
Je vous écrit cette lettre pour vous parler de votre santé, quand à moi, Dieu merci ! L’école a ouvert ses portes le 07-10-04. Nous avons bien commencé les cours. Nous sommes au nombre de 56 élèves dans notre classe. Quand nous avons étudié une semaine nous avons vu beaucoup de criquets dans le ciel et aussi partout sur le sol. Ils ont ravagé tout à leur passage. Après leur passage nous ne voyions plus rien dans les champs.
Cher parrain voilà ce grand phénomène qui a touché notre secteur. C’est la famine qui va s’en suivre.
Sur ce je vous souhaites une bonne fête de Noël et une bonne fête de fin d’année. Que l’année 2004/2005 soit pour vous une année de pais de joie de bonheur et de prospérité.
Je vous quitte et vous dit au revoir et à bientôt.
Cet année les criquets ont surtout sévi au nord du pays, et ils ont fini leur périple dans les régions de Thies et Fatick. Le gouvernement Sénégalais a mis en place une aide aux populations touchées, et ainsi évité une famine.
La famine, oubliée dans notre pays depuis longtemps, reléguée dans les manuels d’histoire, reste en Afrique une menace dans ces régions qui dépendent de l’agriculture locale. La récolte constitue la ressource vitale, et elle est liée au éléments climatiques ou, comme en 2004, au ravages des criquets migrateurs. La saison des pluies est-elle en avance, trop courte, trop longue, la récolte est en danger. La saison sèche est-elle trop intense, trop courte, la récolte est en danger. Et quand la récolte est en danger, le village est en danger.
Toutefois il reste la malnutrition, due à un régime alimentaire composé de quatre aliments seulement par jour, alors que nous en utilisons 25 tout en variant la composition des repas. La spiruline tend à rééquilibrer les carences dues à ce mode d’alimentation, et qui se matérialise par des enfants aux gros ventres et aux cheveux roux, résultante des manques de minéraux, oligo-éléments et protéines.






